économie
Par Bertrand le 17 février 2003

Le ciel s’assombrit sur l’aéroport clermontois, et par voix de conséquence sur l’économie, le tourisme et l’image de la région. Car le hub installé à l’aéroport d’Aulnat est un outil indispensable pour le dynamisme régional.
Noeud de connexion unique
Monté par Régional Airlines, le hub de clermont est un outil unique en France car il permet aux voyageur de prendre rapidement et facilement des correspondances puisque voyageurs et bagages peuvent passer d’un avion à l’autre en moins de 20 minutes. D’ailleurs l’utilité du système n’est plus à démontrer, sa fréquentation étant en hausse de 46% en 2002.
Sous son impulsion l’aéroport de Clermont est maintenant le 9ème aéroport régional français et la ville est reliée à l’ensemble des autres grandes villes de france en moins d’une heure, ainsi qu’avec les capitales européennes. De plus la région est devenu un véritable pôle aéronautique, et il ne manquerait presque qu’un motoriste pour pouvoir produire des avions 100% auvergnats.
Un gros déficit mais pas de détails
Mais Air France qui a depuis avalé Régional Airlines présente maintenant un bilan financier du hub catastrophique. Le déficit du hub serait ainsi de 30 millions d’euros, un chiffre que ne veut pas expliquer Air France, et que la compagnie nationale ne peut et ne veut pas assumer seule. Alors depuis quelques temps les rumeurs partent dans tous les sens : suppression de lignes, restructuration profonde, déménagement du hub à Lyon ou fermeture pure et simple...
Reste que le hub est un véritable enjeu pour la ville et pour la région et il faut donc se battre pour le conserver. Sur un plan économique le hub représente des emplois directs mais aussi la justification de l’implantation de certaines sociétés ou unités de production à Clermont. On pense par exemple à la société Cyclopharma qui a lancé une unité de production à Saint-Beauzire et pour qui les liaisons aériennes sont vitales.
Un hub contre un TGV
Alors que le gouvernement parle de décentralisation, il faut se pencher sur la question des moyens de communication dont dispose les régions. Clermont et l’Auvergne ne rêvent plus à un TGV depuis longtemps maintenant et le hub comble cette absence, pour ne pas dire qu’il la justifie. D’ailleurs il est intolérable qu’il faille actuellement près de 3 heures en train pour rejoindre Lyon qui n’est qu’à 180 kilomètres.
En cas de disparition du hub les élus locaux seraient alors en mesure d’aller demander au ministère des transports comment il compte désenclaver le Massif Central ! D’autant que pour l’instant Air-France appartient toujours pour 51% à l’Etat.